L’Association des Journalistes d’Idjwi pour la Paix, la Démocratie et les Droits Humains (AJIPDDH) tire la sonnette d’alarme et appelle les autorités sanitaires, politico-administratives et coutumières du territoire d’Idjwi à renforcer immédiatement les mesures de prévention et de contrôle contre la maladie à virus Ebola.
Cette alerte fait suite aux informations faisant état du décès d’un jeune ressortissant d’Idjwi qui résidait à Beni, une région ayant déjà été touchée à plusieurs reprises par des flambées d’EEbola
Par ailleurs, plusieurs autres jeunes originaires d’Idjwi se trouveraient actuellement dans les localités de Mungwalu, en Ituri, et de Durba, dans le Haut-Uélé, des zones considérées à risque en raison de leur historique épidémiologique.
Face à cette situation préoccupante, l’AJIPDDH demande à la Zone de santé d’Idjwi de mettre en place un dispositif renforcé de surveillance des mouvements de populations en provenance des zones à risque, tout en intensifiant les campagnes de sensibilisation communautaire. Selon le coordonnateur de l’AJIPDDH, M. Albert Cinyabuguma :« La protection de la population d’Idjwi doit être une priorité absolue.
Nous demandons aux autorités sanitaires et administratives de renforcer la vigilance à tous les points d’entrée du territoire et d’impliquer activement les communautés dans la prévention de cette maladie particulièrement dangereuse. »De son côté, le Médecin-chef de la Zone de santé d’Idjwi, le Dr Aimé Nkemba, souligne l’importance du respect des mesures préventives :
« Toute personne revenant d’une zone affectée doit être signalée aux structures sanitaires pour un suivi approprié. Elle doit être mise en observation le temps de procéder au prélèvement des échantillons et de les envoyer à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) à Kinshasa pour confirmation ou non de la maladie à virus Ebola.

La collaboration de la population est indispensable afin de prévenir tout risque de propagation de la maladie. »Pour sa part, l’administrateur du territoire d’Idjwi, M. Muhindo Ntambuka Pascal, appelle les habitants à faire preuve de responsabilité collective « Nous invitons chaque citoyen à coopérer avec les autorités sanitaires.
La sécurité sanitaire de notre territoire dépend de la vigilance et de l’engagement de tous. »Le secrétaire administratif de la chefferie Ntambuka, M. Dunia Charles, insiste également sur le rôle des autorités locales : « Les chefs de villages et de groupements doivent être les premiers relais de sensibilisation auprès de la population afin de détecter rapidement toute situation suspecte. »Les chefs de groupements et de villages se disent, quant à eux, déterminés à accompagner les efforts des services sanitaires.
« Nous allons sensibiliser nos communautés afin que toute personne revenant d’une zone à risque soit identifiée et orientée vers les services compétents pour les contrôles nécessaires », ont-ils déclaré.
L’AJIPDDH recommande notamment :le renforcement des contrôles sanitaires aux différents points d’entrée du territoire ; l’identification et le suivi des personnes revenant des zones à risque, ainsi que leur prise en charge conformément aux protocoles sanitaires en vigueur ; l’organisation de campagnes de sensibilisation dans les villages, les écoles, les marchés, les églises et les médias communautaires ; le renforcement de la collaboration entre les autorités sanitaires, administratives et coutumières ; le signalement rapide de tout cas suspect aux services de santé.
L’association rappelle enfin que la lutte contre Ebola repose avant tout sur la prévention, la vigilance communautaire et la coopération entre la population et les autorités.« Prévenir vaut mieux que guérir.
Ensemble, protégeons Idjwi contre toute menace sanitaire », conclut l’AJIPDDH.Alice BikubaTitre alternatif plus accrocheur : Menace d’Ebola à Idjwi : l’AJIPDDH appelle à une vigilance maximale et au renforcement des mesures de prévention.
Albert Cinyabuguma



