L’ancien président de la République et président honoraire, Joseph Kabila, est sorti de son silence à travers un message adressé au peuple congolais dans lequel il exprime sa ferme opposition à tout projet de modification de la Constitution.
Dans cette déclaration datée du 11 juin 2026, il estime que l’adoption récente de la loi référendaire par l’Assemblée nationale confirme la volonté du pouvoir en place d’engager un processus de changement constitutionnel.
Dans un ton particulièrement critique, Joseph Kabila affirme que la République démocratique du Congo traverse une crise politique et institutionnelle profonde. Il accuse les autorités actuelles de conduire le pays vers une concentration excessive du pouvoir, au détriment de l’alternance démocratique et de la stabilité nationale.
Selon lui, les récents développements politiques ne relèvent plus de simples rumeurs ou suppositions, mais d’un choix assumé visant à modifier les fondements du pacte républicain.
S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution, l’ancien chef de l’État rappelle que tout Congolais a le devoir de faire échec à toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la Loi fondamentale. Qualifiant cette responsabilité de « devoir patriotique », il appelle à une mobilisation nationale des forces politiques, sociales et citoyennes pour défendre la Constitution, les libertés publiques et les acquis démocratiques du pays.
Joseph Kabila invite également chaque famille, chaque quartier et chaque communauté à demeurer vigilants face à toute atteinte aux droits des citoyens et aux principes de bonne gouvernance.
Pour lui, les enjeux dépassent les intérêts partisans et concernent directement l’avenir du Congo ainsi que celui des générations futures. Il conclut son message en appelant à l’unité nationale et à la préservation de la démocratie, dans un contexte marqué par de vifs débats autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle en RDC.
Alex Pangadi



