Dans les zones sous influence de l’AFC/M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo, la population fait face à une dégradation continue des conditions de vvie. L’instabilité du taux de change aggrave fortement la situation économique des ménages, déjà fragilisés par la perte du pouvoir d’achat et la rareté des opportunités.
Incapables de stabiliser la monnaie locale, les autorités en place sont accusées de laisser s’installer une crise économique qui frappe durement une population déjà vulnérable.
À cela s’ajoute une montée de l’insécurité marquée par des cas de meurtres et d’assassinats signalés dans plusieurs zones urbaines, alimentant un climat de peur permanent.
Parallèlement, des organisations et acteurs locaux dénoncent de graves violations des droits humains. Elles évoquent des cas de tortures, des enrôlements forcés de jeunes et d’enfants dans des groupes armés, ainsi que des expulsions forcées de familles civiles de leurs habitations, parfois suivies d’occupations illégales de biens immobiliers.
Ces pratiques, si elles sont confirmées, illustreraient une situation humanitaire et sécuritaire préoccupante, où les populations civiles se retrouvent au centre de multiples abus. Face à cette réalité, les appels à une intervention urgente et à un rétablissement de l’État de droit se multiplient.
Jeannot Christophe



