Lors d’une session du Conseil de sécurité de l’ONU tenue le 8 avril, l’ambassadeur congolais Zénon Mukongo Ngay a alerté sur le décalage entre les engagements internationaux en matière de protection des humanitaires et leur application concrète.
S’appuyant sur la résolution 2730 adoptée en mai 2024, il a rappelé que la protection des personnels humanitaires et des civils constitue une obligation juridique pour toutes les parties aux conflits.
Il a toutefois déploré le manque de volonté politique, principal obstacle à l’effectivité de ces mesures, malgré l’existence de mécanismes de responsabilisation et des instruments juridiques comme la Convention de 1994.
Sur le terrain, la situation reste préoccupante, notamment dans l’est de la RDC où les incidents contre les acteurs humanitaires sont en hausse. Selon OCHA, 46 incidents ont été enregistrés en février 2026 contre 37 en janvier, avec une forte concentration au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et au Tanganyika.
Depuis janvier 2025, plus de 700 incidents ont été recensés, illustrant une dégradation continue du contexte sécuritaire et des difficultés d’accès humanitaire. Face à cette réalité, Kinshasa appelle à une action internationale plus cohérente et à un engagement réel des États pour garantir la protection des humanitaires et des populations civiles.



