Depuis son agression survenue le 12 mars 2026 alors qu’il couvrait une manifestation des vendeurs au marché Feu Rouge, dans la commune d’Ibanda, le journaliste John ZIHINDULA dit vivre dans une insécurité constante.
Il affirme recevoir régulièrement des appels anonymes à caractère menaçant, certains allant jusqu’à lui promettre la mort. D’après lui, ces intimidations seraient liées à ses reportages portant sur un présumé dossier de spoliation du marché Feu Rouge, qu’il a publiquement dénoncé.
Ses prises de position auraient suscité des réactions hostiles, certaines sources l’accusant d’avoir amplifié la situation en la rendant médiatique, notamment en impliquant des autorités locales, dont le bourgmestre d’Ibanda et le gouverneur du Sud-Kivu sous contrôle du mouvement rebelle.
Le journaliste indique également avoir été agressé lors de cet incident au rond-point Feu Rouge, où il aurait été dépouillé de son matériel de travail. Il attribue cette attaque à des éléments de la police accompagnant le bourgmestre, dans le but, selon lui, d’empêcher la diffusion de ses informations.
Malgré ces pressions, John ZIHINDULA affirme avoir poursuivi son travail, relayant les faits aux côtés d’autres médias de Bukavu. Toutefois, cette démarche n’aurait pas été bien perçue par certaines autorités liées au M23.
Il insiste sur le fait que son engagement vise à défendre l’intérêt général, notamment la préservation du marché, source de revenus pour de nombreuses familles depuis plus de quatre décennies.
Face à la persistance des menaces, des appels sont lancés aux organisations de défense des droits humains afin d’assurer sa protection, sa sécurité étant jugée préoccupante.
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