Dans un souci d’apaisement et de consolidation de la confiance, les forces de l’AFC/M23 ont annoncé leur retrait de leurs positions actuelles sur une profondeur de 30 kilomètres, conformément aux engagements pris dans le cadre du processus de facilitation. Cette démarche se veut un signal clair de leur volonté de privilégier une désescalade durable dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Toutefois, ce geste reste conditionné au strict respect du mécanisme convenu. Le mouvement prévient que toute violation ou tentative d’offensive de la part du régime de Kinshasa entraînerait une réponse immédiate et proportionnée, au nom des impératifs de sécurité.
Réagissant aux informations sur ce retrait, le maire de la ville de Goma a tenu à rassurer la population, affirmant qu’il ne s’agit nullement d’un abandon de la ville. « Ne vous inquiétez pas, nous ne nous retirerons jamais de Goma », a-t-il déclaré, précisant que les mouvements observés dans le territoire de Lubero s’inscrivent dans la dynamique du processus de paix en cours.
Selon lui, ces repositionnements résultent d’engagements mutuels entre les parties prenantes, notamment les forces gouvernementales fidèles au président Félix Tshisekedi et les rebelles de l’AFC/M23. Chaque camp devrait ainsi reculer d’environ 30 kilomètres afin de favoriser un climat propice aux négociations.
Le maire souligne que ce retrait stratégique traduit la volonté de son mouvement de donner une chance au dialogue, ajoutant que les troupes occupent désormais de nouvelles positions conformément aux engagements pris.
Par ailleurs, il a annoncé un changement de cadre pour les prochaines négociations, qui ne se tiendront plus à Doha, mais en Suisse. Avant toute reprise du dialogue, chaque partie devra respecter les conditions convenues, une exigence jugée essentielle pour garantir des pourparlers crédibles et constructifs dans un contexte régional toujours marqué par des tensions persistantes.
Pascal Ngaboyeka



