Crise en RDC : l’AFC/M23 écrit à João Lourenço et plaide pour une clarification des processus de paix

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Le coordonnateur politique de l’AFC/M23 a adressé, depuis Goma, une lettre officielle au président angolais João Lourenço, actuel président en exercice de l’Union africaine. Dans ce courrier daté du 9 janvier, il accuse réception des messages en provenance de Luanda et réaffirme l’attachement de son mouvement à une résolution pacifique de la crise en République démocratique du Congo.

Tout en saluant les efforts diplomatiques menés par l’Angola, la lettre met en avant le processus de négociation en cours à Doha, conduit sous l’égide du Qatar.

Ce cadre multilatéral, soutenu par l’Union africaine à travers le médiateur togolais Faure Gnassingbé, ainsi que par les États-Unis et d’autres partenaires internationaux, a permis la conclusion de cinq accords majeurs entre avril et novembre 2025, allant d’un communiqué conjoint à un accord-cadre en vue d’une paix globale.L’AFC/M23 considère ces avancées comme fondamentales et irréversibles, et appelle à leur consolidation.

Toutefois, le mouvement s’interroge sur la nature exacte d’une éventuelle initiative parallèle à Luanda : s’agit-il d’un nouveau processus, d’un complément ou d’un doublon du cadre de Doha ? Il demande également des clarifications sur la place réservée à la médiation qatarie dans cette dynamique.Dans sa correspondance, Corneille Nangaa critique la multiplication des plateformes de dialogue — de Nairobi à Luanda, en passant par Doha — sans coordination stratégique.

Il dénonce un manque de cohérence, aggravé, selon lui, par l’ouverture d’un canal parallèle par le président Félix Tshisekedi avec les États-Unis, une démarche qui compromettrait la lisibilité et la crédibilité des efforts de paix.Enfin, le chef politique de l’AFC/M23 appelle le président João Lourenço à jouer un rôle de clarification afin d’éviter les chevauchements diplomatiques et de garantir une approche harmonisée.

Des copies de la lettre ont été transmises aux médiateurs du Qatar, du Togo et des États-Unis, soulignant l’importance d’une coordination internationale renforcée pour parvenir à une paix durable dans la région des Grands Lacs.

Marie Van

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