La Journée nationale de l’enseignement, célébrée chaque 30 avril en République démocratique du Congo, a pris cette année une tournure fortement revendicative, notamment dans l’Est du pays.
Le Syndicat des enseignants catholiques (SYNECAT) y a dénoncé la non-application des accords conclus avec le gouvernement, évoquant de nombreuses promesses non tenues et un sentiment d’abandon du corps enseignant, aggravé par les problèmes des nouvelles unités, des non-payés et des zones salariales.
Dans les zones touchées par les conflits, notamment celles sous influence du M23 dans la région de Nord-Kivu et du Sud-Kivu, le SYNECAT décrit une situation critique : salaires non versés ou détournés, fichiers de paie inaccessibles et absence de remplacement des enseignants décédés.
Face à ces défis, le syndicat appelle à une prise de conscience nationale et internationale, soulignant l’urgence de réformes profondes pour sauver un système éducatif fragilisé.
Sylvestre Bazibukage



