Le professeur Modeste Bahati Lukwebo, figure majeure de la scène politique congolaise et autorité morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), a choisi la voie judiciaire pour faire face à ce qu’il considère comme une série de graves accusations infondées.
Fidèle à une posture légaliste et républicaine, il refuse de transformer une affaire à caractère pénal en débat public sur les réseaux sociaux, privilégiant ainsi le respect des institutions et des procédures judiciaires établies.
C’est dans ce contexte que son regroupement politique a officiellement saisi le Parquet près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe.
Une plainte a été déposée contre sieurs Otto Bahizi, Maurice Kambale Lumbulumbu, Paulin Kavulira ainsi que Madame Kitumaini Balume Espérance. Les faits reprochés sont particulièrement lourds et portent notamment sur des infractions de faux et usage de faux, escroquerie, usurpation de pouvoir, rébellion, imputations dommageables et dénonciation calomnieuse.

Selon les éléments contenus dans la plainte, cette démarche judiciaire s’inscrit dans un souci de rétablir la vérité et de protéger l’intégrité institutionnelle du parti. Le professeur Bahati Lukwebo dénonce ce qu’il qualifie de manœuvre orchestrée par un groupuscule d’individus, qu’il considère comme minoritaire et sans poids réel au sein de l’AFDC.
À ses yeux, ces derniers seraient instrumentalisés par des adversaires politiques identifiés, dans une stratégie visant à fragiliser le regroupement et à semer le désordre en son sein.
Face à cette situation, le leader de l’AFDC se montre ferme mais mesuré. Il affirme suivre de près l’évolution de cette agitation politique tout en réitérant sa confiance dans la justice congolaise.
Cette démarche traduit une volonté claire : laisser les juridictions compétentes établir les responsabilités, loin des polémiques et des jugements hâtifs de l’opinion publique.
À travers cette action en justice, l’AFDC entend non seulement défendre son image, mais aussi envoyer un signal fort quant à son attachement à l’État de droit et au respect des règles démocratiques.
Pascal Ngaboyeka



