RDC : reçue au ministère de l’Intérieur, l’AFDC apporte des éclaircissements et réaffirme la légitimité de son 4ᵉ Congrès

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L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) a répondu, le 20 avril 2026, à l’invitation du Secrétariat général chargé des relations avec les partis politiques pour une séance de travail à Kinshasa. Le secrétaire général du parti, Guy Richard Malongo, accompagné de membres du collectif d’avocats, s’y est présenté afin d’éclairer les autorités sur la situation interne du parti.

Cette rencontre fait suite à une correspondance du 13 avril 2026 émanant du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, qui avait différé la prise d’acte des résolutions issues du 4ᵉ Congrès de l’AFDC, évoquant la nécessité d’un examen approfondi du dossier.

Selon les responsables du parti, cette décision se fonde sur une opposition attribuée à certains individus qu’ils qualifient d’instrumentalisés, accusés de tenter de contester la légitimité de Modeste Bahati Lukwebo, président national statutaire et autorité morale du parti. Devant les services compétents, la délégation de l’AFDC affirme avoir présenté tous les documents nécessaires pour démontrer que le 4ᵉ Congrès s’est tenu dans le respect de la loi n°04/002 du 4 mars 2004 régissant les partis politiques en RDC, ainsi que des statuts et du règlement intérieur du parti.

Le parti souligne que plus de 857 congressistes ont participé à ces assises, au cours desquelles Modeste Bahati Lukwebo a été réélu, tandis que certains contestataires, dont Otto Bahizi Clovis, figuraient parmi les participants. L’AFDC rappelle que, conformément à son règlement intérieur, le président national est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable et ne peut être démis de ses fonctions que par le Congrès, selon des procédures strictes.

Elle conteste également la légitimité de réunions parallèles initiées sans respect des dispositions internes.
Dans ce contexte, le parti dénonce ce qu’il considère comme des tentatives de déstabilisation et appelle les autorités à faire respecter l’État de droit. Il évoque également l’implication présumée de certains acteurs extérieurs, dont Thierry Betu, présenté comme membre d’une autre formation politique.

L’AFDC affirme que ces initiatives viseraient à nuire à son autorité morale et à fragiliser son organisation, tout en réitérant sa confiance en la justice congolaise pour trancher ce différend.

Avec Patient Bisimwa Katembera, secrétaire national adjoint chargé de la presse écrite.

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