Le groupe des frondeurs et dissidents de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a été reçu mardi dernier au siège de l’Union sacrée de la Nation, coalition au pouvoir. Cette audience, accordée par le secrétariat permanent de la plateforme, a suscité une vive réaction de l’AFDC, qui a adressé un mémorandum au président de la République, Félix Tshisekedi.
Dans ce document, le parti exprime son mécontentement face à ce qu’il considère comme une violation de la charte de la coalition, dénonçant notamment la réception du président dissident Otto Bahizi. Dans son mémorandum, l’AFDC estime que cette démarche enfreint les règles établies au sein de l’Union sacrée, qui déterminent les personnalités habilitées à représenter les partis mmembres
Le parti met en garde contre les risques de fragilisation de la cohésion interne de la plateforme et dénonce une tentative de « duplication » de l’AFDC. Il rappelle que seul Modeste Bahati Lukwebo, élu lors du congrès, est reconnu comme président national statutaire et autorité morale du parti.
Par ailleurs, l’AFDC appelle le chef de l’État à faire respecter la légalité et à préserver ses droits au sein de la majorité, mettant en avant son poids politique avec plusieurs élus à différents niveaux. De son côté, Otto Bahizi, reçu par André Mbata, a demandé la radiation de Bahati Lukwebo de l’Union sacrée, l’accusant de duplicité.
Dans un autre développement, le ministère de l’Intérieur a rejeté les résolutions issues du troisième congrès du parti, invoquant l’opposition de Bahizi et de ses alliés, pourtant présents lors des assises tenues à Kinshasa.
Pour rappel, les frondeurs Otto Bahizi et Patrick Munyomo sont exclus définitivement du parti et du regroupement, sur proposition de la commission de discipline, après avis du directoire national. L’autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo, a signé l’acte d’exclusion. Ils ne sont désormais plus habilités à agir au nom de l’AFDC et de l’AFDC-A, selon cette décision.
Pascal Ngaboyeka



