Une nouvelle session de négociations entre le gouvernement congolais et la rébellion AFC/M23 est prévue à la mi-avril 2026 en Suisse, sous l’impulsion des États-Unis et du Qatar, selon des organisations de recherche internationales. Ce processus, initialement conduit à Doha, a été délocalisé en raison des tensions dans le Golfe.
La rébellion, par la voix de son porte-parole Lawrence Kanyuka, a confirmé sa participation, affirmant s’engager en faveur d’une solution pacifique, tout en accusant les forces gouvernementales de poursuivre des attaques dans les zones qu’elle contrôle.
De son côté, le gouvernement congolais, représenté notamment par la ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner, réaffirme son attachement au processus de Doha, considéré comme un cadre essentiel pour obtenir des engagements clairs et vérifiables entre les parties.
Cependant, les discussions interviennent dans un contexte de blocage persistant, les accords précédents n’ayant permis que des avancées limitées, notamment sur le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu et l’échange de prisonniers.
Sur le terrain, la situation reste fragile : le cessez-le-feu conclu en novembre 2025 a rapidement volé en éclats avec la reprise des offensives du M23, marquée notamment par la prise d’Uvira en décembre.
Cette dégradation a entraîné la suspension de plusieurs mécanismes de coopération, notamment entre la RDC et le Rwanda. Malgré cela, des efforts diplomatiques récents, dont des réunions tenues à Washington en mars 2026, ont permis d’esquisser des mesures de désescalade, ravivant l’espoir d’une relance effective du dialogue.
Marie Van



