La décision du gouvernement congolais d’accueillir temporairement, dès ce mois d’avril, des migrants expulsés des États-Unis dans le cadre d’un accord avec Washington suscite de vives réactions au sein de l’opposition et de la société ccivile
Le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) dénonce une mesure jugée incohérente, alors que l’État peine déjà à assurer la protection et le bien-être de ses propres citoyens.
Le mouvement critique une coopération internationale perçue comme opaque, susceptible de transformer la RDC en un espace de relégation pour des populations rejetées ailleurs.
Dans son communiqué, la Lucha condamne une politique qu’elle estime contraire aux intérêts nationaux et déplore la précarité persistante que vivent les Congolais, marquée par l’insécurité, le manque de services sociaux de base et les crises à répétition.
Elle rejette toute instrumentalisation du pays à des fins géopolitiques et appelle à l’annulation de cet accord.
Le mouvement insiste plutôt sur les priorités nationales, notamment la sécurité à l’Est — où certaines zones restent sous contrôle de l’AFC/M23 — ainsi que l’accès à l’eau, à l’électricité et à des infrastructures adéquates.
Alex Pangadi



