Le président rwandais Paul Kagame a pris la parole devant le corps diplomatique accrédité à Kigali, quelques jours après l’annonce par les États-Unis de restrictions de visa visant plusieurs hauts responsables rwandais pour leur soutien présumé aux rebelles du M23 et pour avoir violé les engagements pris dans le cadre des Accords de Washington.
Face aux critiques internationales, Kagame a affiché un ton résolument défiant. « Dans la situation actuelle, le Rwanda est confronté à un choix impossible : soit tolérer la présence continue des FDLR et de leur réseau croissant de milices, et les laisser se rapprocher de notre frontière, soit se défendre et en subir les conséquences.
Le choix est donc on ne peut plus clair », a‑t‑il déclaré. Le président rwandais a ajouté : « À notre place, un autre pays ferait‑il un choix différent ? Et toute condamnation, soit dit en passant, est un honneur pour nos forces de sécurité. »Cette déclaration intervient alors que la tension reste élevée dans la région des Grands Lacs.
Les États-Unis, par l’intermédiaire du United States Department of State, avaient récemment appelé toutes les parties aux Accords de Washington à respecter pleinement leurs engagements, insistant notamment sur la neutralisation des combattants des FDLR et le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais.
Le discours de Kagame souligne la posture ferme du Rwanda face aux accusations internationales et laisse présager une possible escalade diplomatique dans les prochains jours.
Marie Van



