La ville d’Uvira fait face depuis plusieurs années à des dynamiques sociales complexes, marquées par des conflits communautaires, des déplacements de population et une circulation incontrôlée de l’information.
Dans ce contexte fragile, les discours de haine trouvent souvent leur origine dans les rivalités liées à l’accès à la terre, aux ressources et au pouvoir local, alimentant stigmatisation et généralisations abusives.
Relais par les médias, les réseaux sociaux et les échanges quotidiens, ces discours transforment des différends socio-économiques en oppositions identitaires, renforçant la méfiance et favorisant parfois la violence.
Parallèlement, la désinformation, largement diffusée sur les plateformes numériques, manipule l’opinion, attise la peur et fragilise davantage la cohésion sociale.
La propagation de fausses informations, combinée à la faible confiance envers les institutions et à l’arrivée de populations déplacées, accentue les tensions et les perceptions négatives entre communautés. Ces phénomènes érodent la confiance, affaiblissent les mécanismes traditionnels de résolution des conflits et freinent les efforts de paix et de développement local. Selon le GROUPE MILIMA, cette situation compromet la construction d’un sentiment d’appartenance commune.
Face à ces défis, la promotion de la tolérance, du respect mutuel et de l’accès à une information fiable apparaît comme une priorité essentielle pour renforcer durablement la cohésion sociale à Uvira.
Sylvestre Bazibukage



