La République démocratique du Congo commémore les émeutes du 4 janvier 1959, un soulèvement majeur contre le pouvoir colonial belge, aujourd’hui célébré comme la Journée des martyrs de l’indépendance.
Selon le bilan officiel, ces événements ont fait 49 morts, mais le parti nationaliste ABAKO (Alliance des Bakongo), dirigé à l’époque par Joseph Kasa-Vubu, évoque plusieurs centaines de victimes, abattues lors de la répression coloniale.
Les troubles avaient éclaté à Léopoldville (actuelle Kinshasa) après l’interdiction par les autorités belges d’un meeting de l’ABAKO, prévu à la place YMCA. Ce rassemblement devait permettre aux dirigeants congolais de restituer les travaux du congrès d’Accra, consacré à la libération des peuples africains, auquel avaient participé plusieurs leaders du continent.
Les émeutes, qui ont duré trois jours, ont été marquées par des incendies de commerces, de stations-service et des destructions de véhicules, dans un contexte jugé jusque-là très encadré par l’administration coloniale.
« Personne ne s’attendait à une telle explosion », témoignait le journaliste Mwissa Camus, évoquant un mouvement spontané.
Marie Van



