Le Général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a été suspendu de ses fonctions à la suite de propos jugés discriminatoires et stigmatisants envers les femmes de la communauté tutsie. Ces déclarations ont été tenues en direct sur les antennes de la RTNC, la télévision publique congolaise.
L’information a été confirmée par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), citant une source militaire.
Lors de son intervention, le Général Ekenge a tenu des propos qui ont suscité une vive polémique, affirmant notamment : « Si vous épousez une femme tutsi, la belle-famille enverra un cousin de la femme, celui qui viendra faire les enfants avec votre femme. ».
Des paroles largement relayées sur les réseaux sociaux, provoquant une vague d’indignation au sein de l’opinion publique nationale et internationale, en raison de leur caractère jugé offensant et contraire aux principes de cohésion nationale.
La réaction internationale ne s’est pas fait attendre.
La Belgique s’est dite profondément préoccupée par ces déclarations. Le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a fermement condamné ces propos, se disant « extrêmement choqué » par les paroles tenues par un représentant officiel de l’armée congolaise.
Il a qualifié ces déclarations d’« absolument indignes » et rappelé que « tout discours de haine doit être rejeté en toutes circonstances », soulignant que la concorde nationale ne peut se construire que dans un esprit d’inclusion et de respect de toutes les communautés.
Cette suspension intervient dans un contexte particulièrement sensible en RDC, où les questions identitaires et communautaires exigent une communication responsable, surtout de la part des autorités publiques et militaires.
Plusieurs voix de la société civile et du monde politique appellent désormais à des mesures fortes pour préserver la cohésion sociale et promouvoir un discours respectueux de la diversité nationale.
Alex Pangandi



