L’UNICEF tire la sonnette d’alarme face à la détérioration rapide de la situation humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo, marquée par une recrudescence des violences depuis début décembre.
Des centaines de milliers de personnes, principalement des femmes et des enfants, sont contraintes de fuir leurs foyers à l’intérieur du pays et vers les pays voisins, notamment le Burundi et le Rwanda.
Selon l’agence onusienne, plus de 500 000 personnes, dont plus de 100 000 enfants, ont été déplacées dans la seule province du Sud-Kivu depuis le 1er décembre, et les chiffres pourraient encore augmenter avec la poursuite des combats.
L’UNICEF se dit profondément préoccupé par la sécurité et le bien-être des enfants en déplacement, exposés à de multiples risques.Le conflit a déjà fait des centaines de morts et entraîné de graves violations des droits de l’enfant, notamment des décès et blessures d’élèves ainsi que des attaques contre des écoles, aggravant l’insécurité et perturbant l’accès à l’éducation.
Les déplacements massifs accentuent les risques de séparation familiale, d’exploitation, de violences basées sur le genre et de détresse psychosociale chez les enfants. La situation est également critique au Burundi, où plus de 50 000 réfugiés ont été enregistrés en quelques jours, près de la moitié étant des enfants, dont certains blessés ou non accompagnés.
Face à cette crise, l’UNICEF appelle toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire et la Convention relative aux droits de l’enfant, rappelant que les enfants ne doivent jamais être les victimes du conflit.
L’organisation affirme travailler avec les autorités et ses partenaires en RDC et au Burundi pour déployer une réponse humanitaire urgente, coordonnée et centrée sur l’enfant, dès que les conditions de sécurité le permettront.
Pascal Ngaboyeka



