Un accord de partenariat stratégique a également été signé hier entre les États-Unis et la République démocratique du Congo, marquant une nouvelle étape dans le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays.
Dans le cadre de cet accord, les deux Parties entendent explorer plusieurs axes majeurs de coopération, notamment :
1. La coopération économique, avec un accent particulier sur les secteurs des minerais stratégiques, de l’énergie, des infrastructures, des technologies, de la transformation locale et de l’industrialisation.
2. La coopération en matière de sécurité et de défense, dans le respect des législations nationales, de la politique des États-Unis et des engagements internationaux, en vue de renforcer la paix, la stabilité et l’autorité de l’État en RDC.

3. La coopération scientifique, technologique et éducative, axée sur les échanges, la formation et le renforcement des capacités.
4. La coopération institutionnelle et la gouvernance, incluant les réformes judiciaires, la lutte contre la corruption et le renforcement de l’administration publique.
Le texte crée un « Réserve d’actifs stratégiques » (SAR) où Washington bénéficie d’un droit de première offre sur des gisements de cobalt, cuivre, or et autres minerais critiques, ainsi que des incitations fiscales et douanières spécifiques (stabilisation fiscale de dix ans renouvelable, remboursement TVA en 90 jours, guichet unique).
En contrepartie, les États-Unis s’engagent à mobiliser financements publics et privés pour les projets phares congolais : corridor ferroviaire Sakania-Lobito (avec objectif chiffré d’acheminement de 50 % du cuivre, 90 % du zinc et 30 % du cobalt d’État via ce rail), Grand Inga, industrialisation et raffinage local.
Pour Kinshasa, ce partenariat est présenté comme le levier d’une réindustrialisation souveraine ; pour Washington, il s’agit d’une réponse directe à la dépendance vis-à-vis des chaînes dominées par la Chine..
Marie Van



