Dans le cadre de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), l’organisation Congo Hope Initiative (CHI) a tenu, ce mardi 2 décembre 2025, une journée de restitution artistique dans la salle Concordia de l’archidiocèse de Bukavu.
La rencontre, ouverte à 13 h par Mme Collette Salima, coordinatrice de CHI, a mis en avant l’engagement des jeunes et des partenaires dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.
L’événement a été marqué par une prestation improvisée de la troupe théâtrale Bwanakaka, qui a sensibilisé le public à travers le jeu scénique.
Une poésie moderne a ensuite abordé la montée inquiétante des violences numériques, particulièrement celles qui ciblent les jeunes filles.
Un panel de discussion a permis de faire le point sur l’évolution des VBG au Sud-Kivu. Il a réuni Mme Yvette Mushigo, Mme Colette Salima, M. Anicet Fred, ainsi que deux bénéficiaires de la récente formation de six jours dispensée par CHI. Les échanges ont mis en avant des stratégies concrètes et inclusives de prévention.
Mme Yvette Mushigo a insisté sur la nécessité de diversifier les approches :« Il faut commencer la sensibilisation dans les familles, éduquer les enfants dès le bas âge, adapter les messages au public cible, utiliser l’art comme outil d’impact, renforcer les capacités des accompagnateurs et promouvoir la masculinité positive dans tous les milieux », a-t-elle souligné.

En clôturant la journée, Mme Salima s’est dite satisfaite de l’implication des jeunes et de la richesse des échanges. Elle a rappelé l’importance de briser le silence, de dénoncer les abus et d’impliquer toutes les couches sociales pour construire un monde sans violences.
Pour rappel, Congo Hope Initiative est une ONG basée au Sud-Kivu qui œuvre pour l’amélioration des conditions socio-économiques et sanitaires des enfants en situation difficile et des femmes vulnérables. Sa vision : un monde où chaque enfant et chaque femme jouit pleinement de ses droits.
M. Christophe-Jeannot



