Poursuivant son séjour à Doha, capitale du Qatar, où il a pris part au Sommet mondial des Nations Unies sur le développement social, tenu du 4 au 5 novembre dernier, le jeune activiste congolais Christophe Jeannot Munguakonkwa a de nouveau porté haut la voix des millions de jeunes Congolais confrontés au chômage, un paradoxe frappant dans un pays pourtant riche en ressources naturelles et doté d’un fort potentiel économique capable de résorber la précarité juvénile.
Ce mercredi 12 novembre, le jeune juriste a été reçu, aux côtés d’autres invités, à l’Ambassade de la République Démocratique du Congo à Doha par Madame l’Ambassadrice Valérie Kabeya, avec qui ils ont échangé sur plusieurs sujets d’intérêt national.

“Nos discussions ont principalement porté sur la situation sécuritaire que traverse notre pays et sur les processus de paix en cours. Nous avons également abordé les politiques issues des relations bilatérales entre la RDC et le Qatar.
En termes d’opportunités économiques, nous avons surtout parlé de l’emploi en RDC. À ce sujet, j’ai personnellement plaidé en faveur de la jeunesse congolaise. J’ai attiré l’attention de Mme l’Ambassadrice sur le paradoxe de l’exigence systématique de deux à cinq ans d’expérience professionnelle pour les jeunes diplômés, une condition qui les enferme dans un cycle de chômage sans issue”, a-t-il confié à Laproximité.cd.
Un plaidoyer pour une politique d’emploi inclusive
Le plaidoyer de Christophe Jeannot Munguakonkwa, diplômé en droit de l’Université Catholique de Bukavu, met en lumière l’épineuse question de l’accès à l’emploi pour les nombreux jeunes diplômés congolais, chaque année déversés par milliers sur un marché du travail déjà saturé.

“J’ai souligné la nécessité de suspendre temporairement cette exigence d’expérience et de mettre en place un mécanisme de formation suivi d’une période d’essai rémunérée dans les entreprises pour tout nouveau recruté.
Une telle approche permettrait de valoriser les compétences, tout en encourageant une culture de recrutement plus juste et inclusive.
J’ai également dénoncé le verrouillage du système de l’emploi, aussi bien dans le secteur public que privé, où le favoritisme et le parrainage sont souvent les seuls moyens d’accéder à un poste, au détriment du mérite”, a ajouté Me Munguakonkwa.

Le jeune activiste a salué l’écoute attentive et la disponibilité de Madame l’Ambassadrice Valérie Kabeya, qui a promis de transmettre le condensé de ces échanges riches et constructifs aux instances concernées.
Une voix engagée pour la jeunesse congolaise

Rappelons que lors du Sommet mondial des Nations Unies pour le développement social, Me Christophe Jeannot Munguakonkwa avait déjà mis en avant les aspirations d’une jeunesse congolaise consciente des enjeux liés à l’éradication de la pauvreté, à la justice sociale et à l’accès à un emploi décent, dans un contexte mondial en pleine mutation.
Pascal–Ngabo/laproximite.cd



