Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a annoncé sa démission ce lundi 22 septembre du bureau de l’Assemblée Nationale.
C’est au cours d’une réunion à huis clos avec la conférence des présidents, structure qui regroupe les chefs des groupes parlementaires et les présidents des commissions permanentes que l’artisan de l’avènement de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême de la RDC l’a annoncé.
Cette décision intervient dans un contexte politique tendu, marqué par l’examen imminent des pétitions exigeant sa destitution avec quatre membres du bureau.
Pour plusieurs analystes, ce retrait est une tentative d’éviter une humiliation en séance plénière, alors que son maintien à la tête de l’Assemblée semblait de plus en plus compromis.
D’après une source parlementaire, Kamerhe aurait motivé son départ par la volonté de « préserver la stabilité institutionnelle et la crédibilité du Parlement », tout en pointant du doigt des manœuvres politiciennes visant à l’affaiblir.
Cependant, certains observateurs y voient une manœuvre stratégique de sa part.
Eh bien, l’homme s’y connaît ! se retirer pour mieux rebondir et maintenir son influence au sein de la majorité présidentielle, voire préparer un retour dans un autre rôle de premier plan.
La conférence des présidents devra entériner la décision et enclencher le processus de désignation d’un nouveau président de l’Assemblée nationale. Une plénière exceptionnelle pourrait être convoquée dans les prochaines heures pour officialiser la vacance du poste du président de la chambre basse du Parlement congolais.
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