Le député de Butembo, aujourd’hui à la tête de la fronde contre Vital Kamerhe, fut pourtant, il n’y a pas si longtemps, l’un de ses plus proches fidèles.
Élu pour la première fois en 2011 à Butembo sur la liste de l’UNC de Vital Kamerhe, il est réélu en 2018 sous la même bannière. Paradoxalement, lors de la campagne présidentielle de 2018, il apporte son soutien à Martin Fayulu, principal adversaire de Félix Tshisekedi, pourtant soutenu par Kamerhe, alors autorité morale de l’UNC.
Dans une déclaration restée célèbre, Mbindule appelle même la population de Butembo à « jeter des pierres » sur le candidat Tshisekedi si celui-ci venait à se rendre dans la ville.
En 2023, il quitte finalement l’UNC pour rejoindre l’UDPS, le parti présidentiel, et se représente aux législatives sous cette nouvelle étiquette.
Crispin Mbindule s’était déjà illustré en 2019-2020, au plus fort de l’épidémie d’Ebola à Beni et Butembo. Alors que les autorités multipliaient les appels à la vigilance et les campagnes de sensibilisation, il déclarait publiquement qu’« Ebola n’existait pas » et qu’il ne s’agissait que d’un « coup monté » par les autorités.
Ces propos, largement suivis par une partie de la population, avaient conduit au rejet du vaccin et même à des attaques contre les équipes sanitaires, favorisant ainsi la propagation du virus et causant de nombreuses victimes.
Aujourd’hui, le député de Butembo apparaît comme le principal instigateur de la pétition réclamant la destitution de Vital Kamerhe de la présidence de l’Assemblée nationale. Selon lui, plus de 260 députés auraient déjà apporté leur soutien à cette initiative.
Néanmoins, une certaine d’autres députés désapprouvent la démarche de leurs collègues qu’ils jugent unnoportune en cette période, durant laquelle la Nation traverse une des plus sombres moment de son histoire, faisant référence à la situation sécuritaire dans l’Est, mais aussi la vie sociale chaotique de la population.
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