L’ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Azarias Ruberwa, a lancé une mise en garde publique au président Félix Tshisekedi contre toute initiative visant à modifier ou à remplacer la Constitution actuellement en vigueur.
Selon lui, la Loi fondamentale ne constitue pas uniquement l’héritage des anciens belligérants issus du dialogue intercongolais, mais représente avant tout le résultat d’un large consensus national, approuvé par le peuple congolais.
Dans une déclaration au ton ferme, le leader politique a estimé qu’une révision unilatérale de la Constitution pourrait provoquer une grave crise institutionnelle. Il a averti qu’une telle démarche exposerait le chef de l’État à une interruption brutale de son mandat, allant jusqu’à évoquer un départ du pouvoir « de gré ou de force ».
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques, alors que le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle continue de diviser la classe politique et l’opinion publique en République démocratique du Congo.
Alex PANGADI



