CENCO, ECC, Églises de Réveil, Martin Fayulu, Delly Sessanga, Jean-Marc Kabund, Alain Bolodjwa, Prince Epenge, Dieudonné Bolengetenge, Franklin Tshamala, Vuvu et tous les autres acteurs politiques et de la société civile, Je vous ai suivis lors de la journée « ville morte », de la marche vers le Palais du Peuple, ainsi que dans les préparatifs de la marche prévue vers le Palais de la Nation, initialement annoncée pour le 8 juillet avant d’être reportée au 22 juillet 2026.
J’ai également appris votre visite au Burundi auprès du président Évariste Ndayishimiye. Je me plais à croire que celui-ci vous a présenté sa lecture de la situation dans la région des Grands Lacs ainsi que des différents conflits qui secouent la RDC depuis 1996. Toutefois, vingt-quatre heures passées au Burundi ne suffisent pas pour appréhender toute la complexité géopolitique de la région et de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).
Depuis 1996, à l’exception de la guerre qui avait conduit à la chute du régime de Mobutu, les différentes rébellions – RCD, CNDP, M23 (première et deuxième rébellion) ainsi que l’AFC/M23/Twirwaneho – n’ont jamais bénéficié d’un véritable engouement populaire.Ce constat devrait interpeller tous ceux qui s’intéressent à l’histoire récente de notre pays.
Je vous invite également à échanger avec les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu afin de mieux comprendre les réalités vécues dans ces provinces. Avec tout le respect que je vous dois, je vous encourage à revisiter l’histoire et la géographie de notre pays avant de poser certains actes politiques.
Organiser des manifestations pendant qu’une partie du territoire national est occupée et que des populations continuent de subir les affres de la guerre peut être perçu par beaucoup comme un mauvais signal.
Si vous aimez véritablement la RDC, la priorité devrait être de mobiliser toutes les énergies en faveur du rétablissement de l’intégrité territoriale, de la paix et de la dignité nationale. Les débats politiques sur la conquête du pouvoir auront tout leur sens dans un pays libre, stable et souverain.Au président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, j’adresse mes vœux de courage afin que les efforts entrepris permettent le retour durable de la paix.
Chaque jour, des Congolais perdent la vie, d’autres sont blessés ou contraints de fuir leurs foyers.Cette souffrance devrait nous rappeler que les paroles comme les actes doivent être mesurés et guidés par l’intérêt supérieur de la Nation.
Lorsque la paix reviendra et que l’intégrité du territoire sera pleinement restaurée, la RDC retrouvera toute sa place et son honneur au sein du concert des nations. À bon entendeur, salut.
Hon. Françons Rubota



