À l’occasion de la Journée internationale de la femme africaine célébrée chaque 31 juillet, la Coalition nationale en RDC pour la Convention de l’Union africaine sur l’élimination des violences à l’égard des femmes et des filles intensifie son plaidoyer en faveur de l’adoption d’un instrument juridique continental capable de renforcer la protection des femmes et des filles en Afrique. Créée dans le cadre d’une mobilisation régionale, cette coalition œuvre à recueillir des signatures à travers une pétition destinée à pousser les États membres de l’Union africaine à ratifier cette convention.
À en croire Akili Ndakali Olivier, coordonnateur national de cette structure, cette initiative répond à une urgence face à la persistance des violences basées sur le genre sur le continent. « Cette convention est très importante vu qu’au niveau africain, elle n’est pas encore adoptée. Son absence fait qu’il n’y a aucune obligation pour les États de mettre en place des politiques efficaces afin de lutter contre les différentes formes de violences faites aux femmes et aux filles », a-t-il expliqué.

Il estime que l’adoption de cette convention permettra d’imposer aux États des engagements clairs pour prévenir et combattre ces violences, particulièrement dans un contexte marqué par les conflits armés qui aggravent la vulnérabilité des femmes africaines.
De son côté, Patrick Mushombe, coordonnateur régional de la Coalition, souligne que cette convention vient compléter les législations nationales existantes en apportant une réponse continentale adaptée aux réalités africaines. « La Convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles est une convention continentale qui vient compléter les lois nationales pour que les droits des femmes et les initiatives des femmes puissent être protégés », a-t-il déclaré.

Selon lui, cet instrument ne se limite pas à sanctionner les auteurs des violences, mais met également l’accent sur la prévention et la protection durable des droits des femmes et des filles.
Pour Irène Ndakali, chargée de communication de la Coalition, la mobilisation citoyenne demeure essentielle pour faire aboutir cette initiative. « Les violences basées sur le genre restent une réalité qui touche encore beaucoup de femmes et de filles en Afrique. À travers cette pétition, la Coalition veut recueillir les signatures pour encourager les États africains à ratifier cette convention et à renforcer leurs actions dans la prévention et la lutte contre ces violences », a-t-elle indiqué.
Elle appelle les femmes et les filles à ne pas rester silencieuses : « Ne restons pas silencieuses face aux violences basées sur le genre, faisons entendre nos voix, soutenons cette initiative et mobilisons-nous pour que la protection des femmes et des filles devienne une véritable priorité ».

Cette pétition de l’Union africaine s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer les mécanismes de lutte contre les violences physiques, sexuelles, psychologiques, économiques et numériques faites aux femmes et aux filles.
Elle appelle également les États, les organisations de la société civile, les jeunes et les partenaires au développement à conjuguer leurs efforts pour promouvoir l’égalité, protéger les survivantes et garantir un environnement favorable à l’épanouissement des femmes, actrices majeures du développement africain.
En conclusion, Akili Ndakali Olivier rappelle que cette lutte dépasse le cadre des institutions : « La lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles n’est pas seulement une affaire des autorités ou des organisations spécialisées. Elle concerne chacun d’entre nous : les familles, les leaders communautaires, les jeunes, les médias, les institutions publiques et le secteur privé ».
Patrick Mushombe appelle également les autorités congolaises et africaines à soutenir cette démarche, estimant que « l’Afrique que nous voulons, conformément à l’Agenda 2063 de l’Union africaine, ne peut exister sans le respect des femmes et des filles ».
Ceux qui souhaitent signer la pétition peuvent cliquer sur ce lien : https://c.org/zDv4BNHFrv.
Pour en savoir davantage, recherchez sur Google « La Convention de l’Union africaine visant à mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles » afin d’obtenir plus d’informations.
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Pascal NGABOYEKA



