La Nouvelle Société civile congolaise (NSCC), coordination provinciale du Sud-Kivu, appelle au rapatriement rapide des réfugiés congolais vivant dans les camps au Burundi, après la mort d’un enfant de huit ans lors d’une manifestation au camp de Busoma.
L’organisation exige également l’ouverture d’une enquête indépendante pour établir les responsabilités, l’indemnisation de la famille de la victime ainsi que des mesures urgentes pour mettre fin aux tensions.
Selon la NSCC, ce drame illustre le profond désespoir de milliers de réfugiés congolais qui disent être abandonnés à leur triste sort, confrontés depuis 2025 à une misère indescriptible, marquée par des conditions de vie précaires, des pénuries récurrentes et plusieurs dizaines de décès enregistrés dans les camps. D’après la NSCC, les affrontements ont éclaté après une manifestation dénonçant des irrégularités dans la distribution des vivres et la sélection des bénéficiaires du prochain rapatriement vers la RDC.
Les réfugiés contestent notamment une liste qui comporterait les noms de personnes déjà retournées au pays, alimentant leur colère. Le bilan fait état d’un enfant tué, de trois blessés, dont certains grièvement atteints, et de plusieurs arrestations.
Alors que la tension demeure vive au camp de Busoma, aucune réaction officielle des autorités burundaises ni des organismes chargés de la gestion des réfugiés n’avait encore été rendue publique au moment de la rédaction de cette dépêche.
Sylvestre BAZIBUKAGE



