Le président honoraire de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, est rentré à Kinshasa ce vendredi 24 juillet 2026, après plusieurs semaines passées en Europe auprès de sa famille. Ce retour intervient dans un contexte politique particulier, quelques jours après l’annonce par le président Félix Tshisekedi de la tenue prochaine d’un dialogue national, une initiative qui remet au centre des débats les questions de paix, de sécurité et de cohésion nationale.
Durant son séjour à l’étranger, de nombreuses spéculations avaient alimenté le débat politique. Certains observateurs évoquaient un éloignement stratégique, tandis que d’autres allaient jusqu’à parler d’un exil politique, notamment après l’adoption par les deux chambres du Parlement du projet relatif à la révision constitutionnelle.
Son absence remarquée lors de plusieurs rencontres de l’Union sacrée avait également nourri les interrogations sur son positionnement au sein de la majorité présidentielle au sujet de l’épineuse question de changement de la Constitution.
Pourtant, ceux qui suivent de près le parcours de Vital Kamerhe rappellent que le leader de l’UNC s’était, à plusieurs reprises, prononcé en faveur d’un dialogue politique avec l’AFC/M23, bien avant leur progression vers plusieurs localités et grandes villes stratégiques de l’Est du pays.
À ses yeux, une solution négociée devait être privilégiée tant que les conditions permettaient encore d’éviter une aggravation du conflit. Son retour à Kinshasa est ainsi interprété par ses partisans comme un signal de disponibilité pour participer aux grandes échéances politiques qui attendent le pays.
Ils y voient également un démenti aux rumeurs qui entouraient son absence et la confirmation de son engagement à poursuivre son action sur le territoire national, malgré les critiques, les attaques politiques et les controverses dont il fait régulièrement l’objet.
Pour ses soutiens, Vital Kamerhe demeure un homme politique attaché au dialogue et à la recherche de solutions pacifiques aux crises qui secouent la République démocratique du Congo. Ils estiment que son retour intervient à un moment où le pays a plus que jamais besoin de responsables politiques capables de privilégier le compromis et l’intérêt national.
Dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires et institutionnels, cette réapparition sur la scène politique pourrait ouvrir une nouvelle étape dans les discussions autour du dialogue national annoncé par le chef de l’État.
Reste à savoir quel rôle le président de l’Assemblée nationale entend désormais jouer dans ce processus appelé à façonner l’avenir politique du pays.
Pascal NGABOYEKA



