L’Assemblée des 125 États parties à la Cour pénale internationale (CPI) a décidé, vendredi 24 juillet, de relever de ses fonctions le procureur général Karim Khan, à l’issue d’un vote à bulletin secret organisé au siège des Nations unies à New York. Au total, 82 États ont soutenu sa révocation, bien au-delà des 63 voix requises.
Le magistrat britannique de 56 ans faisait l’objet d’allégations d’agression sexuelle formulées par une ancienne collaboratrice, des accusations qu’il a toujours fermement rejetées.
Karim Khan avait quitté temporairement ses fonctions en mai 2025 dans l’attente des conclusions d’une enquête ouverte sur cette affaire, avant d’être suspendu en juin par le Bureau de l’Assemblée des États parties.
Malgré une lettre de ses avocats appelant les États membres à préserver son droit à la défense et à protéger l’indépendance du parquet de la CPI, la majorité des pays a finalement opté pour sa destitution.
En poste depuis 2021, Karim Khan s’était illustré sur la scène internationale en obtenant notamment, en 2024, des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant dans le cadre de la guerre à Gaza.
Sa révocation ouvre une nouvelle page pour la CPI, alors que l’institution est confrontée à d’importants défis liés à son indépendance et à sa crédibilité sur la scène internationale.
Marie Van



