La mort tragique de Roméo « Bololo » Katompa, ancien boxeur congolais, continue de susciter une vive émotion au sein de la communauté congolaise. Décédé à Johannesburg dans la nuit du 16 au 17 juillet 2026, dans des circonstances encore sous enquête, l’ancien pugiliste congolais serait, selon des informations préliminaires, tombé victime d’une attaque violente sur fond présumé de violences xénophobes.
Face à ce drame, Me Patient Bashombe, président du Bloc-RDC, monte au créneau et exprime sa profonde indignation. Il condamne avec fermeté toute forme de haine, de discrimination et de violence visant les ressortissants étrangers vivant en République d’Afrique du Sud, appelant à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette disparition tragique.
« Aucun être humain ne devrait être persécuté, agressé ou perdre la vie en raison de sa nationalité ou de son origine », rappelle-t-il, estimant que si le mobile xénophobe était confirmé, il s’agirait d’une grave violation des droits fondamentaux et de la dignité humaine.
Pour Patient Bashombe, la justice doit être rendue à Roméo Katompa et les éventuels responsables doivent répondre de leurs actes devant les instances judiciaires compétentes. Il appelle les autorités sud-africaines à conduire une enquête indépendante, diligente et transparente afin d’identifier, d’arrêter et de traduire en justice tous les auteurs, coauteurs et complices de ce crime.
Le président du Bloc-RDC invite également le gouvernement congolais à prendre des mesures diplomatiques appropriées, notamment en convoquant l’ambassadeur d’Afrique du Sud en RDC afin d’obtenir des explications officielles sur ce drame. Il insiste sur la nécessité d’apporter une assistance consulaire et juridique à la famille de la victime et de suivre attentivement l’évolution de l’enquête jusqu’à l’établissement de la vérité.
Au-delà du cas de Roméo « Bololo » Katompa, Patient Bashombe alerte sur la persistance des actes xénophobes visant des Africains dans certains pays du continent. Il estime que la fraternité africaine ne peut rester un simple slogan, mais doit se traduire par la protection effective de chaque citoyen africain, où qu’il se trouve.
Il appelle ainsi l’Union africaine, la SADC, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que la communauté internationale à renforcer les mécanismes de prévention et de lutte contre la xénophobie. La disparition de Roméo Katompa laisse une famille dans la douleur et une communauté dans l’attente de justice.
Pour Patient Bashombe, cette affaire doit servir de rappel : la vie humaine, la dignité et le respect des droits fondamentaux ne doivent jamais être sacrifiés sur l’autel de la haine.Justice pour Roméo « Bololo » Katompa. “Plus jamais de xénophobie contre les Congolais ni contre aucun peuple africain”, martèle ce cadre de la société civile congolaise.
Il convient de rappeler que 121 Congolais rapatriés volontairement d’Afrique du Sud à bord d’un vol spécialement affrété par le Gouvernement ont été accueilli à Kinshasa le week-end dernier. Cette opération, la première du genre, fait suite aux violences xénophobes survenues en mai 2026 contre plusieurs communautés étrangères, dont les Congolais.
Pascal NGABOYEKA



