L’annonce du président Félix-Antoine Tshisekedi en faveur d’un dialogue national inclusif continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Plusieurs acteurs y voient une opportunité de favoriser la décrispation politique, de renforcer la cohésion nationale et de trouver des réponses aux défis sécuritaires et institutionnels auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a salué cette ouverture, estimant qu’elle répond aux attentes de l’opposition, de la population et de la communauté internationale. Le parti de Joseph Kabila affirme vouloir prendre part à ces assises, qu’il considère comme une étape importante pour l’avenir politique du pays.
Pour Christophe Kolomonyi, cadre du PPRD, cette initiative met également fin aux différentes démarches visant un changement ou une révision de la Constitution. Il appelle toutefois à la vigilance sur les modalités d’organisation du dialogue afin que celui-ci se déroule dans un climat de sincérité, sans conditions préalables.
De son côté, l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) considère cette initiative comme une étape importante pour le retour de la paix en RDC. Son président, Jean-Claude Katende, invite la majorité, l’opposition, les groupes armés ainsi que la société civile à faire preuve de transparence, de bonne foi et d’esprit de compromis.
Selon lui, la réussite de ce processus dépendra de la capacité de tous les acteurs à privilégier l’intérêt supérieur de la nation au-delà des ambitions particulières.
Pascal NGABOYEKA



