La Route nationale numéro 2 (RN2) est de nouveau menacée de dégradation au niveau des villages de Kaseti et Tanda, dans le groupement des Baligi, chefferie de Wamuzimu, territoire de Mwenga (Sud-Kivu).
Selon des sources locales, un site minier situé à environ cinq mètres de la chaussée, pourtant suspendu le mois dernier par le service des Mines, aurait été rouvert depuis le 28 mai 2026. Cette reprise des activités se ferait sous la protection d’hommes armés, empêchant toute intervention ou opposition des populations locales et des autorités.
Les travaux en cours suscitent de vives inquiétudes. Ils sont jugés particulièrement dangereux pour l’intégrité de la route nationale ainsi que pour les tombes situées dans la zone, dénonce le cadre de concertation de la société civile de Mwenga.
Des risques d’effondrement de la chaussée sont redoutés, ce qui pourrait isoler la ville de Kamituga de la chefferie de Wamuzimu, ainsi que couper les liaisons entre Mwenga, Shabunda, le Sud-Kivu et la province du Maniema.
Sur le plan culturel, les habitants dénoncent également la violation d’un site considéré comme sacré, en raison de la présence d’un ancien cimetière. Ils estiment que cette exploitation constitue une profanation et un non-respect des morts.
Face à cette situation, les acteurs sociaux appellent les autorités politiques, administratives, militaires et coutumières à s’impliquer d’urgence afin de faire respecter la décision de suspension et de protéger à la fois la RN2, la population et le patrimoine culturel local.
Pascal Ngaboyeka



