Le dossier relatif au décaissement de 1,6 million de dollars américains pour la réalisation d’un documentaire de six minutes connaît un nouveau tournant. Guillaume Ngefa, ministre d’État en charge de la Justice, a instruit l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Le nom de Divo de Deo Kasongo, responsable de la société DIVO SARL, se retrouve au cœur de cette affaire sensible. Celle-ci porte sur un contrat conclu avec le Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO), relatif à la production d’un documentaire consacré au GENOCOST, le génocide perpétré pour des gains économiques. Des soupçons pèsent sur le décaissement de plus d’un million de dollars, dont une partie resterait, à ce jour, sans justification.
Dans une communication officielle, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux a annoncé avoir saisi le Procureur général près la Cour de cassation afin d’ouvrir des investigations approfondies. Les premières informations font état de fortes présomptions d’irrégularités, notamment l’absence de livrables conformes aux engagements contractuels, ainsi que de possibles violations des règles encadrant la gestion des finances publiques et la passation des marchés.
Face à la gravité des faits, susceptibles de constituer un détournement de deniers publics, le ministre a exigé l’identification de tous les responsables impliqués et l’engagement de poursuites judiciaires appropriées.
Il a également ordonné la mise en œuvre d’actes d’enquête, notamment des auditions, des perquisitions et des réquisitions bancaires, ainsi que des mesures conservatoires telles que le gel et la saisie des avoirs. Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans la volonté du gouvernement de renforcer la lutte contre l’impunité et d’assurer une gestion rigoureuse des ressources publiques.
Marie Van



