Le camp des réfugiés congolais de Busuma traverse une situation humanitaire particulièrement préoccupante. Entre décembre 2025 et janvier 2026, plus de 90 décès ont été enregistrés, touchant principalement les enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées.
Selon un rapport publié le 4 février 2026 par le Collectif des mouvements de jeunes de l’Est de la RDC, le camp connaît une moyenne de 12 à 18 décès par jour, tandis que le cimetière de Bikinga compte désormais plus de 500 tombes récentes, témoignant de l’ampleur de la tragédie.
Cette crise est aggravée par une épidémie de choléra ayant déjà causé plus de 47 décès sur plus de 1 200 cas suspects, ainsi que par une forte prévalence de la malnutrition infantile.
Près de 30 % des enfants de 6 à 59 mois souffrent de malnutrition aiguë, dont 8 % dans un état sévère. Face à cette urgence, les acteurs humanitaires appellent à une intervention rapide et renforcée afin de contenir les maladies, d’améliorer les conditions de vie et de protéger les populations les plus vulnérables.



