Le drame survenu à Rubaya le 28 janvier 2026 n’est pas un simple accident. Il est le reflet d’un système défaillant, où l’exploitation minière se fait sans encadrement, sans protection et souvent en dehors de toute légalité.
Plus de 120 vies ont été fauchées dans l’éboulement du site de Kahurizi. Derrière ces chiffres, ce sont des familles brisées, des enfants privés d’avenir et des communautés plongées dans le désespoir.
Chaque saison pluvieuse ravive le même scénario : des galeries fragiles, des conditions de travail dangereuses, et une absence quasi totale de mécanismes de prévention. Pourtant, peu de mesures concrètes sont prises pour protéger les mineurs artisanaux.
Ce drame interpelle les autorités, les entreprises minières et les acteurs locaux. La richesse du sous-sol congolais ne peut plus continuer à se payer au prix du sang humain.
Contexte
Dans le site minier de Rubaya, les éboulements y sont récurrents, surtout en saison pluvieuse, une situation aggravée par l’utilisation de techniques d’extraction rudimentaires et par l’absence de mécanismes efficaces de prévention des risques.
« Le périmètre PE4731 est sous le contrôle d’un mouvement où le respect de la loi minière n’est pas applicable. Cet éboulement a causé de nombreuses pertes en vies humaines, notamment parmi les enfants mineurs et les femmes », a ajouté la même source.
À ce stade, les opérations de secours sont principalement assurées par des volontaires locaux et des mineurs artisanaux. Ces derniers poursuivent les fouilles dans les décombres, dans l’espoir de retrouver d’éventuels survivants.
Marie Van



