L’insécurité ne cesse de s’intensifier dans la cité de Shabunda, au Sud-Kivu, à la suite des exactions attribuées à certains éléments Wazalendo. Les habitants dénoncent plusieurs cas d’assassinats, d’extorsions et d’abus, qu’ils imputent à ces combattants.
Le meurtre d’un jeune homme survenu le week-end dernier a ravivé la colère de la population, qui exprime ouvertement son ras-le-bol face à cette situation.Depuis plusieurs mois, des voix s’élèvent pour condamner les agissements de ces hommes armés, pourtant censés opérer aux côtés des FARDC.
Selon de nombreux témoignages, ils se comportent comme de véritables groupes rebelles, notamment dans le groupement Baliga, où la population dénonce des taxes illégales, des actes de torture, des meurtres et des extorsions.
Un prêtre catholique aurait récemment été agressé et dépouillé d’une somme estimée à 25 000 dollars. Cette insécurité persistante a déjà coûté la vie à plusieurs civils, dont trois encore cette semaine à Shabunda-centre lors d’affrontements avec ces combattants.
Face à cette situation préoccupante, des organisations de jeunes annoncent des manifestations pour exiger le départ de ces groupes armés. La population appelle également les autorités à prendre des mesures urgentes afin de restaurer l’autorité de l’État et protéger les civils.
Réagissant à ces événements, le député national Émile Sumahili a condamné la mort du jeune homme tué lors d’une interpellation attribuée au groupe Willy. Il affirme avoir déjà alerté le gouvernement sur la gestion des Wazalendo, qu’il qualifie de « bombe à retardement » pour la RDC, tout en exhortant les autorités à agir sans délai pour mettre fin à ces violences.
Alex Pangadi



