L’image de Laurent-Désiré Kabila en tant que libérateur ne fait pas l’unanimité au sein de l’opinion congolaise. Pour une partie de la population, son accession au pouvoir constitue plutôt le point de départ des crises profondes que traverse encore la République démocratique du Congo.
Certains citoyens estiment que son arrivée à la tête de l’État a ouvert une période d’instabilité durable, marquée par des choix politiques lourds de conséquences.Un témoignage recueilli sous anonymat va jusqu’à assimiler l’ancien président à des figures contemporaines de la rébellion.
Selon ce point de vue critique, Laurent-Désiré Kabila aurait conclu des alliances jugées néfastes avec des acteurs étrangers, notamment rwandais, leur concédant une influence sur une partie du territoire et des ressources nationales. Cette lecture remet frontalement en cause la légitimité morale de son action politique initiale.
Dans cette optique, le célèbre slogan « Ne jamais trahir le Congo » est interprété non comme un principe fondateur, mais comme une tentative de rédemption tardive.
Le détracteur reconnaît certes certaines réalisations positives du régime Kabila, mais considère qu’elles sont largement éclipsées par les conséquences durables de ces alliances, perçues comme une faute originelle ayant profondément fragilisé le pays.
Avec son AFDL, le héro national Mzee Laurent Désiré Kabila a sorti le pays des mains du maréchal et dictateur Mobutu. Il est tué en plein ville de Kinshasa en son bureau le 16 janvier 2001 moins de 3 ans après sa prise du pouvoir.
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