La société civile forces vives de Miti, en territoire de Kabare au Sud-Kivu, dénonce avec fermeté la destruction du Parc National de Kahuzi-Biega, causée par l’exploitation illégale des ressources naturelles, le braconnage et l’occupation armée.
Dans un message publié le 5 janvier 2026, rapporte nos confrères de Kabareactu.info, la société civile rappelle que ce site classé patrimoine mondial constitue un bien commun d’une valeur inestimable, essentiel à la biodiversité, à l’équilibre climatique et à la survie des communautés riveraines.
Soulignant que la guerre et l’insécurité ne sauraient justifier de telles pratiques, la société civile qualifie la dégradation de l’environnement de violence silencieuse aux conséquences durables.
Elle exige l’arrêt immédiat de toutes les activités destructrices dans le parc et avertit que l’impunité actuelle ne protège pas les auteurs de crimes environnementaux, dont les actes finiront inévitablement par être jugés.
Depuis la fermeture de la RN3, axe routier reliant Miti à Bitale, le 17 novembre 2025, la situation s’est gravement détériorée. La déforestation au sein du PNKB a considérablement augmenté, avec une explosion de la production de charbon de bois et de planches destinées à la vente sur les marchés locaux. Des lieux tels que Kasheke, Kabamba-Katana, Miti et Mudaka sont devenus des points névralgiques pour cette activité illicite.
Il est impératif que des mesures préventives soient prises pour protéger cette zone classée par l’UNESCO. Des actions concrètes et rapides sont nécessaires pour préserver cet écosystème fragile, en sensibilisant les communautés locales et en renforçant la sécurité dans la région pour empêcher toute activité illégale nuisant au parc. Il est de notre devoir collectif de sauvegarder ce trésor naturel pour les générations futures.
Sylvestre Mushagalusa



