Les réfugiés congolais vivant dans plusieurs camps au Burundi traversent une situation humanitaire alarmante. Selon les témoignages recueillis par le mouvement MACHOZI YA RAÏYA, ces familles ayant fui les violences dans l’Est de la RDC manquent cruellement de nourriture, d’eau potable et d’abris.
Certains dorment encore à la belle étoile, exposés à la pluie, au froid et à l’insécurité, tandis que les maladies comme la diarrhée et le paludisme se propagent rapidement dans un contexte de grande précarité.
Dans ces camps, se nourrir deux ou trois fois par semaine est devenu un luxe, et l’accès à l’eau constitue un combat quotidien. Les enfants et les personnes âgées sont les plus vulnérables et paient le plus lourd tribut, dans un silence qui choque profondément.
Originaires notamment de Kamanyola, Katogota, Luvungi, Uvira ou Baraka, ces réfugiés affirment avoir fui la guerre pour trouver l’exil, mais non la dignité, certains demandant simplement l’ouverture de la frontière de Kavimvira afin de rentrer chez eux.
Face à cette crise largement ignorée, le mouvement MACHOZI YA RAÏYA lance un appel pressant aux autorités congolaises et à la communauté internationale. Il exige la convocation urgente d’une session extraordinaire du Parlement congolais sur la situation des réfugiés au Burundi et interpelle le HCR ainsi que ses partenaires pour une mobilisation financière à la hauteur de l’urgence.
Le mouvement appelle enfin les médias nationaux et internationaux à briser le silence et à mettre en lumière cette tragédie humanitaire oubliée.
Alex Pangadi



