Une vive réaction s’est exprimée à la suite des propos tenus par Mgr Fulgence Muteba concernant l’Accord de partenariat stratégique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis.
Selon ses détracteurs, les affirmations faisant état d’un accord de 99 ans, d’un bradage des ressources minières ou d’une atteinte à la souveraineté nationale ne reposent sur aucun fondement factuel contenu dans le texte officiellement signé et publié.
Les auteurs de cette mise au point insistent sur le fait que l’accord ne mentionne ni durée de 99 ans, ni cession de mines, encore moins une quelconque aliénation de la souveraineté congolaise. Il s’agit plutôt d’un cadre de principes visant un partenariat transparent et mutuellement bénéfique.
L’État congolais, soulignent-ils, conserve pleinement son pouvoir décisionnel, y compris le droit de refuser toute proposition contraire à l’intérêt national.Ils estiment dès lors que persister dans ces affirmations, alors que le contenu de l’accord est public et qu’un briefing officiel a été tenu le jour de la signature, s’apparente à une manipulation de l’opinion.
À l’appui de leur position, ils rappellent l’exhortation biblique d’Éphésiens 4:25 appelant à renoncer au mensonge et à parler selon la vérité, particulièrement entre membres d’une même communauté.
Enfin, cette prise de position regrette le silence observé, lors de la messe de Noël, sur des drames majeurs touchant l’Est du pays : massacres de civils, déplacements massifs de populations après l’attaque d’Uvira, pillage des ressources minières et exploitation illicite de Rubaya ayant permis au Rwanda d’augmenter fortement ses exportations de coltan en 2025.
Les signataires appellent à des paroles claires sur ces réalités et se disent disposés à un débat public, au nom de la transparence et de la redevabilité, afin d’éclairer le peuple congolais sur le bien-fondé de cet accord.
Alex Pangadi



