Le Gouvernement provincial du Sud-Kivu, dirigé par le professeur Jean-Jacques Purusi Sadiki, a exprimé sa vive indignation face à une série d’actes de pillage systématique attribués aux éléments de l’AFC/M23/RDF dans plusieurs zones sous leur occupation, notamment dans la plaine de la Ruzizi, à Uvira, Bukavu et Katana.
Selon des sources concordantes, la minoterie de Bwegera, située dans la plaine de la Ruzizi, a été particulièrement ciblée. Des engins agricoles de dernière génération, acquis dans le cadre d’un partenariat privé avec le ministère national de l’Agriculture, auraient été volés puis acheminés vers le Rwanda via la frontière de Kamanyola.
Ce projet structurant, appelé à être renforcé par des partenaires internationaux, visait à faire de la plaine de la Ruzizi un véritable grenier agricole du Sud-Kivu et de la sous-région, avec plus de 100 000 hectares à exploiter et la création de plus de 5 000 emplois directs et indirects.
Le Gouvernement provincial dénonce également la saisie de plusieurs véhicules et engins appartenant à l’État, aux services publics, aux autorités locales ainsi qu’à certaines institutions d’enseignement supérieur à Uvira et Bukavu.
À Katana, le site de Nyakadaka a été pillé et détruit, privant la région d’un outil économique et social majeur. Par ailleurs, les autorités provinciales rapportent la destruction forcée à du monument du Président de la République en plein coeur d’Uvira, tout en rassurant la population que celui-ci sera reconstruit dans les prochaines semaines.

Ces pillages, souligne le Gouvernement provincial, compromettent gravement les efforts de lutte contre la crise alimentaire, la relance agricole, le fonctionnement des services publics et la stabilité socio-économique d’une province déjà fragilisée par des violences répétées.
Les autorités provinciales estiment que l’objectif poursuivi est de détruire l’outil économique et le capital humain du Sud et du Nord-Kivu afin de maintenir l’Est de la RDC dans une situation de dépendance et de précarité prolongée.
Dans sa déclaration, le Gouvernement du Sud-Kivu condamne avec la plus grande fermeté ces violations des droits humains et des biens publics, rappelant que l’annonce du prétendu retrait de l’AFC/M23/RDF n’est qu’une « mascarade » masquant une intensification des pillages.
Il réaffirme qu’aucune communauté locale ne soutient cette rébellion, les populations civiles étant prises en otage et soumises à la peur et à l’intimidation.
Enfin, le Gouvernement provincial appelle la communauté nationale et internationale à sanctionner sévèrement ces exactions et à soutenir les efforts de documentation en cours afin que justice soit rendue.
Cellule de communication du Gouverneur – Baraka/Fizi



