L’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) a annoncé son intention de retirer unilatéralement ses forces de la ville d’Uvira, conformément à une demande formulée par la médiation des États-Unis.
Toutefois, le mouvement conditionne ce retrait à la mise en place de garanties sécuritaires visant à éviter toute reprise des hostilités.
Dans un communiqué, l’AFC/M23 affirme tirer les leçons d’expériences passées au cours desquelles, selon elle, les FARDC, les Wazalendo et leurs alliés auraient profité de mesures de confiance pour reconquérir des territoires précédemment perdus, tout en ciblant des populations perçues comme favorables à l’Alliance.

Face à cette situation, le mouvement appelle les garants du processus de paix à instaurer des mécanismes appropriés pour la gestion d’Uvira, notamment la démilitarisation de la ville, la protection des civils et des infrastructures, ainsi que le respect du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre.
Par ailleurs, l’AFC/M23 affirme qu’elle ne tolérera pas la présence de groupes armés hostiles au gouvernement congolais ou au Burundi dans les zones qu’elle contrôle.
Elle prévient que ces territoires ne devront en aucun cas servir de bases arrière à des actions susceptibles de compromettre les relations de bon voisinage entre la République démocratique du Congo et le Burundi.
Il est important de rappeler que c’est depuis mercredi 10 décembre dernier que les forces du m23 ont pris le contrôle d’Uvira, la deuxième ville du Sud-Kivu, érigée alors en chef-lieu provisoire par l’administration de Kinshasa après la prise de Bukavu par le mouvement en février 2025.
Pascal Ngaboyeka



