Le 20 novembre marque chaque année l’anniversaire de l’adoption, en 1989, de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE).
En effet, cette journée mondiale rappelle l’obligation pour les États et les sociétés de garantir à chaque enfant ses droits fondamentaux : éducation, santé, protection, dignité, environnement sain et respect.
Depuis 36 ans, cette journée est un moment de prise de conscience, mais aussi de questionnement sur les progrès réalisés et les défis persistants. Pour Arsène Bwimba, président du Comité urbain des enfants à Bukavu et enfant journaliste au RJAE-Junior, la réalité reste préoccupante.
« Malgré des décennies d’engagements, les droits de nombreux enfants continuent d’être bafoués, souvent dans le silence ou l’indifférence. Les efforts fournis restent insuffisants », déplore-t-il.
Dans son message adressé à l’occasion de cette journée, il appelle chacun à réfléchir à sa part de responsabilité :« Quel est ton rôle dans l’évolution et le bien-être de l’humanité ? Que fais-tu pour promouvoir et défendre les droits humains, en particulier ceux de l’enfant ? Quelle est ta contribution à la construction d’un avenir meilleur ? »

Arsène Bwimba invite ainsi la société congolaise, institutions, familles, jeunes et adultes à plus de justice, de patriotisme, d’égalité et d’engagement actif pour un monde plus sûr et plus humain pour chaque enfant.
« Le monde a besoin de votre participation. L’Afrique en a besoin, la RDC a besoin de vous », insiste-t-il.
Les priorités de la Journée mondiale de l’enfance 2025 en RDC
Selon l’UNICEF, le thème retenu pour 2025 en RDC est : « Un monde épanoui pour chaque enfant ».Plusieurs axes prioritaires ont été mis en avant :
1. Environnement et climatGarantir l’accès à l’eau potable, à l’assainissement, à l’hygiène et à un cadre de vie sain. Ces éléments sont essentiels pour la santé, la survie et le développement harmonieux des enfants.
2. Protection lors des urgencesLes crises humanitaires, les conflits et les catastrophes naturelles touchent particulièrement les enfants : déscolarisation, risques de séparation familiale, maladies, malnutrition… La protection de l’enfant doit rester une priorité absolue.
3. Participation des enfantsL’UNICEF rappelle l’importance d’écouter les enfants, de valoriser leurs opinions et de les associer aux décisions qui concernent leur avenir.Les enfants ont des idées, des rêves, des inquiétudes et peuvent contribuer activement au changement.

Un appel à l’unité et à l’action
En RDC, la Journée mondiale de l’enfance 2025 a été marquée par un appel fort de l’UNICEF et de ses partenaires à bâtir un environnement favorable à l’épanouissement des enfants.
L’accent a été mis sur : l’accès à l’eau et à l’hygiène,la lutte contre la pollution et le changement climatique,la protection en temps de crise,et la participation des enfants à la vie de la société.
Pascal Ngaboyeka, RJAE/SK



