Le centre commercial Cidasa à Kasika, dans le territoire de Mwenga, a été le théâtre d’un pillage sans précédent ce mardi 25 novembre. Selon plusieurs témoins, des militaires des FARDC et des éléments Wazalendo seraient à l’origine de cette attaque, ciblant plusieurs habitations et emportant notamment des motos et des marchandises, avant de se diriger vers la ville de Kamituga.
Des vidéos et images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des boutiques et des pharmacies saccagées, ainsi que des médicaments dispersés dans la rue.
Ce pillage plonge de nombreux ménages dans une grande vulnérabilité, alors qu’ils sont déjà confrontés à une crise économique et sécuritaire persistante.
““Quand les protecteurs deviennent une menace.
Alors que les populations espèrent protection et sécurité, des scènes de pillage imputées à certains éléments des FARDC sèment la désolation à Kasika et dans d’autres coins de Mwenga.
Quand l’armée, censée défendre la nation, bascule dans le vandalisme, c’est la République elle-même qui vacille.Le silence ou l’inaction face à de tels actes affaiblit la confiance citoyenne. Il est peut-être temps de repenser en profondeur notre système de défense. Pourquoi ne pas dissoudre cette armée corrompue pour reconstruire, à partir de nouveaux critères : discipline, morale, patriotisme et mérite ?”, s’indigne un résident.
La société civile locale et les autorités territoriales (DDT) appellent à l’ouverture d’une enquête, à l’identification des auteurs et à leur sanction, afin de prévenir de nouveaux abus dans une région déjà fragilisée par l’instabilité sécuritaire.
Les présumés auteurs ont été signalés en direction de Kamituga, ville minière située à environ 80 km de Kasika, le long de la route nationale N°2.
Olivier MK



